LE CLUB DES ARCHITECTES

Espace d'échange d'idées et d'information... pour l'amélioration de la profession d'architecte et son épanouissement au Maroc, dans le Maghreb, la mediterranée, l'afrique et le monde arab. Il est dédié aux confrères qui s'interessés aux débats du conseil national. UN CLUB VIRTUEL POUR DES QUESTIONS REELLES (Les comentaires n'expriment que l'avis de leurs auteurs)

Ma photo
Nom : Siraj Hassan
Lieu : FES, Morocco

Un architecte specialisé en planification Chef de projet à l'UGP:AFM du millenium chalenge corporation-Morocco Ex-Secretaire général adjoint de l'ordre national des architectes Maroc membre architectes d'urgence Maroc

vendredi, novembre 06, 2009

LA MAKINA DE FES, UN ESSOR POUR UN LEGS

Le Royaume du Maroc en général et la ville de Fès en particulier, disposent d’un patrimoine urbanistique, artisanal et architectural riche, original et reconnu sur le plan international. Cet héritage, qui constitue une fierté Nationale, sollicite des actions de sauvegarde et de revalorisation autant urgentes que bien réfléchies.

Derrière le lacis de ses ruelles, Fès conserve des témoignages importants de l’esprit humain. Connaître le tissu historique de Fès, ses spécificités, ses particularités et ses problématiques, c’est aussi et surtout découvrir la réalité d’une population pauvre qui requière, au même titre que son cadre de vie, si non plus, une attention particulière visant un développement humain, social et économique à effets durables.

Depuis son inscription sur la liste du patrimoine mondial en 1981 par l’UNESCO, la Médina de Fès a fait l’objet d’un ensemble de programmes qui ont été réalisés selon une approche intégrée basée sur une stratégie de développement durable. Des efforts louables ont été déployés, mobilisant les moyens aussi bien du Gouvernement et des collectivités locales que du mécénat national et international. Cette convergence d’efforts a été confortée par plusieurs instances internationales tels que l’Unesco, la Banque Mondiale, le FADES etc.

Dans ce sillon, la Médina de Fès franchit une nouvelle étape à travers le projet baptisé « Artisanat-Fès Médina » financé par le Millénium Challenge Corporation et le Gouvernement Marocain, dans le cadre d’un programme National touchant cinq secteurs à fort potentiel de développement à savoir l’arboriculture fruitière, la pêche artisanale, l’Artisanat et la Médina de Fès, les services financiers (micro crédit) et le soutien à l’entreprise. L’objectif est bien de lutter contre la pauvreté à travers la croissance économique avec le souci d’allier le développement de l’espace à la croissance économique et à l’épanouissement humain, social et culturel. Des actions transversales touchant des aspects environnementaux et sociaux, l’alphabétisation fonctionnelle et la formation professionnelle tenant compte de l’approche genre, soutiennent ce programme. Un établissement, intitulé l’Agence de Partenariat pour le Progrès (APP), a été mis en place spécialement pour la mise en œuvre. Cet établissement est épaulé par des entités d’exécution pour chaque projet.

Artisanat-Fès Médina, une convergence artisanat-patrimoine.

Le projet Artisanat-Fès Médina est exécuté en s’appuyant sur un partenariat associant l’autorité territoriale, les collectivités locales de la ville de Fès, le secrétariat d’Etat chargé de l’Artisanat et de l’ADER-Fès, agence chargée de la sauvegarde et de réhabilitation de la Médina de Fès.

La jonction entre le spatial, le social, l’économique et le culturel n’a jamais été aussi saillant comme c’est le cas dans le projet de «Artisanat Fès Médina » (AFM). Ce projet intégré, combine entre les aspects spatiaux, sociaux, économiques et culturels, qui constituent aussi bien les raisons de son enclenchement que des conditions pour sa réussite.

Ce projet, à vision globale, et qui exigent des démarches participatives, partagées et des solutions innovantes et contractualisées, rallient l’utilité de la lutte contre la pauvreté, la préservation de l’environnement et la dynamisation de la croissance économique, à la valorisation des richesses de l’artisanat et à la sauvegarde du patrimoine urbain et architectural de la ville de Fès. Il Concerne sept sites différents et complémentaires, à savoir la réhabilitation de la Makina, la Place Lalla Ydouna et les Fondouks traditionnels de Staouniyine, Chémaiine, Sbitriyine et Berka ainsi que la construction d’un nouveau fondouk à Ain Nokbi et l’aménagement de ses abords.

La Makina, un concours pour un patrimoine

La Makina est l’un des plus prestigieux sites de la Médina de Fès. D’une dizaine d’hectares, il représente une phase importante de l’histoire urbaine de la ville durant la période allant du 14ème siècle jusqu’à la fin du 19ème siècle.

Situé à proximité du Palais Royal Mérinide, la première fonction de ce site a été militaire. Par la suite, ce terrain a connu l’édification d’une muraille monumentale surélevée d’un aqueduc relevant, à l’aide d’une noria, les eaux de l’oued de Fès.

A la fin du 19ème siècle, le Sultan Hassan premier, dans un élan de modernisation et d’ouverture, fit édifier, avec l’aide de Maalems Marocains encadrés par les italiens, une fabrique d’armes et de munitions dénommée : la Makina.

Cet édifice symbolise une splendeur architecturale unique en son genre par la perspective de ses piliers et arcades qui se déploient sur environ 10 000 m2 couverts. Le bâtiment de la Makina, devenue plus tard un atelier de tapis, se trouve actuellement dans un état de dégradation avancée.

L’espace d’accès, connu par Bab El Makina, qui est en fait une grande cour ouverte entre deux portes traditionnelles est un Grand Méchouar. Il est surtout célèbre par l’accueil en mois de juin de chaque année, du Festival de Fès des Musiques Sacrées du Monde.

Dans le cadre du projet Artisanat-Fès Médina, une étude préliminaire a été effectuée pour définir les utilisations possibles de la Makina. L’étude finale de faisabilité et le « business plan », résultant de cette activité, constituent les éléments de base pour le projet futur du site qui se fera selon les procédures d’un Concours International d’Architecture.

Ce concours qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet Artisanat-Fès Médina, se veut de répondre à la volonté de faire de ce site un espace de rayonnement de l’artisanat, des arts, des métiers et de la culture dans un esprit d’échanges et de dialogue. L’objectif recherché est l’élaboration de la meilleure solution d’un point de vue urbain, architectural et technique pour la réhabilitation du site Makina et son intégration par rapport à son environnement urbain.

Il s’agit d’un concours de projet ouvert aux équipes multidisciplinaires dirigées par des architectes. Il se déroulera en deux phases :

· La première phase devrait permettre la sélection d’une « short-List » d’architectes, accompagnés de bureaux d’études techniques, à travers leurs propositions d’avants projets ;

· La deuxième phase se déroulera sous forme d’une compétition entre les concurrents sélectionnés dans la première phase et permettra l’attribution des prix et la désignation du lauréat du concours.

Le déroulement des activités du concours est prévu entre janvier et septembre de l’année 2010. Les concurrents seront invités à présenter des offres pour les deux sites ou l’un des deux de façon séparée et indépendante.

Le projet consiste en la restauration et à la sauvegarde du bâtiment existant et ce, en tant que monument historique, avec la consolidation de sa structure tout en étudiant les possibilités de réaliser de nouveaux bâtiments, de préférence en structures légères, sur le terrain vague encore libre dans le site de la Makina. Aussi, le projet devrait préconiser les meilleurs propositions à même d’assurer l’intégration de la Makina dans le contexte de la ville à travers la recherche de solutions globales à son accessibilité et aux problèmes liés la circulation et au stationnement.

Une fois réhabilité et réaménagé, le site de la Makina comprendra des activités diverses relatives à l'artisanat, aux arts et aux services de shoping et loisirs et de récréation. Compte tenu des résultats de l’étude de marché et de définition des fonctions, notamment le scénario retenu par le comité de pilotage du projet, le programme du projet devrait mettre en valeurs les un certain nombre de composantes, dont principalement :

· les jardins inclus dans le périmètre du site et attenants au Palais Royal, avec la possibilité de couvrir, totalement ou partiellement, le Grand Mechouar avec une structure légère, en y intégrant des services touristiques, récréatifs et de loisirs, tels que les restaurants, les cafés, espace de jeux...;

· le système des eaux de la Médina et notamment le passage de l’Oued Fès qui traverse l’ensemble de l’aire de la Makina ;

· la couverture de l’ancienne usine à travers sa consolidation et sa réutilisation, en vue de permettre à cet espace de créer un lieu pour :

o les rencontres, la formation et le suivi social des artisans ;

o la recherche liée à l’artisanat et aux différents arts ;

o l’organisation d’événements et les festivités ;

o éventuellement de nouvelles boutiques ;

o l’aménagement de lieux d’expositions des produits artisanaux, artistiques…

Le projet est appelé, par ailleurs, a prendre en compte plusieurs aspects liés aux caractéristiques spécifiques du site de la Makina, ses composantes, sa situation et son environnement, dont principalement, sa position de charnière entre le Palais Royal, Fès Jdid, Fès Bali, le Jardin Jnan Sbil et la Place Boujloud, d’une part, et les contraintes réglementaires et l’exigence d’assurer le maximum de durabilité d’un point de vue environnementale et sociale, en analysant toute opportunité offerte pour utiliser les énergies renouvelables, d’autre part.

Face à ce legs, autant le défi est élevé autant l’enthousiasme est de mise pour réussir l’essor de ce grand projet qui, une fois concrétisé, confortera, sans aucune doute, la consécration de la ville impériale de Fès en tant que Patrimoine Universel.

Hassan Siraj

Chef de Projet la Makina

samedi, septembre 19, 2009

Aid Mobarak Said


Meilleurs voeux à l'occasion d'Al Fitr et Aid Mobarak Said

mardi, septembre 15, 2009

Centre des artisanats de Cotonou, au Bénin.


Visite du centre des artisanats du Bénin dans la ville de Cotonou. Un petit détour pour de grands souvenirs. L’occasion pour acheter des souvenir, notamment un "Djembé" de production locale. C’est un instrument de percussion africain dont le spectre sonore très large génère une grande richesse de tonalité. Il est composé d'un fût de bois en forme de calice sur lequel est montée une peau de chèvre ou d'antilope à l'aide d'un système de tension, originellement des chevilles en bois ou des cordes en peaux. La forme évasée du fût viendrait de celle du mortier à broyer le grain. On en joue à mains nues.
La popularité du djembé en Occident a provoqué sa fabrication à grande échelle. Ceci menace les populations de l'arbre à partir duquel il est sculpté. Selon Wikipédia, au rythme actuel d'exploitation de ce type d’arbre nommé Cordyla pinata, cet essence, connue localement sous les noms de dimb ou dougoura, disparaîtra du Sénégal d'ici une génération.

dimanche, septembre 13, 2009

Une semaine à Cotonou, Bénin


Le mot "Cotonou" signifie "embouchure du fleuve de la mort" en fon-gbe.
Cotonou est la capitale économique du Bénin. C’est la plus grande ville du Bénin. Elle abrite aussi des services gouvernementaux et diplomatiques.
Connue dans toute l'Afrique de l'ouest pour son marché de 20 hectares (Dantokpa), ses Zémidjans (motos-taxis) et sa pollution (due à l'utilisation d'essence frelatée, le kpayo), Cotonou est une ville vivante en pleine effervescence, bien loin de l'image caricaturale d'une Afrique figée dans la ruralité.

mercredi, janvier 28, 2009

MAISON DE L'ARCHITECTE 4ème Prix du Concours




MAISON DE L'ARCHITECTE 3ème Prix du Concours







MAISON DE L'ARCHITECTE 2ème Prix







MAISON DE L'ARCHITECTE 1er Prix du Concours

Le projet « MAISON DE L’ARCHITECTE » se doit par sa volumétrie refléter un symbole qui fera l’unanimité des architectes et qui s’affirmera dans la compétitivité au niveau de la créativité, de l’innovation et de l’intelligence.
Ce bâtiment devra rendre visible la créativité que connaissent les architectes marocains. Il devra également participer à la redynamisation et à la plus-value territoriale au niveau local, national et international.
La maison de l’architecte se doit donc d’être plus qu’un projet architectural novateur. Il sera un projet sociétal qui englobera art, technologie, média, dynamique économique, pour en faire l’expression des profondes tendances sociétales de notre époque sans perdre de vue notre passé et notre culture.
L’architecture de ce bâtiment devra être simple intégrant la technologie de son époque ; elle sera le reflet d’une société dynamique, effervescente et en perpétuelle innovation.
Ce bâtiment contemporain exprimera l’identité nationale marocaine et reflétera la richesse de notre bagage culturel et de notre ouverture sur le monde à l’aube de la mondialisation.
Pour répondre à ces critères, nous avons opter de concevoir « la maison de l’architecte » sur deux niveaux.
- Un rez-de-jardin intégrant la quasi totalité du programme.
- Un rez-de-chaussée ne laissant apparaître qu’un ‘‘Cube’’ bâtiment de 11m d’arrête qui abrite le hall d’accueil et un espace exposition.
Ce Cube constitue un signal urbain dynamique et interactif, c’est un symbole de l’architecture du XXI siècle.
Grâce à sa « peau électronique », le Cube est capable de changer d’apparence en temps réel. Il peut modifier son allure architecturale, afficher des motifs graphiques abstraits ou figuratifs, manifester fortement sa présence ou bien se fondre dans le paysage urbain en se rendant presque totalement invisible.
Cette « peau électronique » est alimentée par l’énergie solaire et pilotée par les citoyens grâce au site Internet, crée pour cette occasion.
Ce Cube offrira, pour la première fois aux citoyens un sentiment de maîtrise, de dialogue et de réappropriation de l’architecture.
De ce fait, La maison de l’architecte deviendra un bâtiment «affectif » qui manifeste de l’empathie à l’égard des humeurs et des sentiments des citadins.
Les images affichées sur le Cube doivent faire l’objet d’une pré-programmation par une direction artistique qui réorientera le dynamisme par des événementiels qui donneront le ton à la ville de TAMESNA.

L’extension de l’espace exposition se situe sur une esplanade qui a une vue panoramique sur le rez-de-jardin et sur le Cube et qui permettra d’apprécier toutes les composantes du projet.
Cette esplanade que nous avons nommée « dalle imprimée », en référence à la ‘‘carte imprimée ou circuit intégré’’, sera revêtue par endroit par des pavés de verre laissant le soleil alimenter les cellules photovoltaïques.
Le cachet traditionnel est assuré par des motifs représentés sur la dalle inspirée de l’architecture andalouse et reprenant une calligraphie arabe mentionnant « DAR AL MOUHANDISSE AL MIIMARI » qui est la traduction arabe de « LA MAISON DE L’ARCHITECTE ».
L’esplanade servira aussi d’espace pour les grandes manifestations. Elle est en même temps l’extension verticale du centre de conférence puisqu’elle le couvre.
Tout autour de cette esplanade on trouve l’élément aquatique qui forme paroi autour du centre de conférence, là aussi, les lamelles des LED (Lighting Emitting Diodes) joueront un rôle thématique en art et en architecture.
Au rez-de-jardin, entre le centre de conférence situé sous l’esplanade et en retrait de 4m par rapport aux limites latérales de la parcelle, vient s’insérer le reste du programme en deux ailes, une administrative et une autre culturelle. Ces ailes sont dotées de parois entièrement vitrées mettant ainsi en exergue le végétal et l’aquatique avec une transparence totale.
L’accès principal au projet se fait par un pont enjambant un bassin où flotte le Cube et aboutissant directement vers un hall qui représentera la rotule et la plaque tournante de tout le projet.
A partir du hall, soit on prend les escaliers ou l’ascenseur pour descendre vers le rez-de-jardin où se trouve l’ensemble des espaces du programme, soit on accède directement sur la grande esplanade, lieu de rencontre, d’exposition, de spectacle etc, sinon on monte à l’espace d’exposition qui représente un musée virtuel de l’architecture, cet espace doté de la vidéo-projection pour une immersion totale des visiteurs dans un bain sensoriel exposant les différentes thématiques architecturales
Deux autres accès se font par des ponts suspendus, ayant points d’appuis sur l’esplanade et d’où on peut admirer le rez-de-jardin avec ses bassins d’eau, les jardins, les lumières qui se conjuguent avec harmonie.
A partir de l’esplanade, deux escaliers à l’air libre mènent directement au centre de conférence et au rez-de-jardin.
Le projet sera antisismique grâce à la trame régulière des poteaux ainsi que les joints de rupture entre les différents éléments du projet.
Le Cube sera soulevé sur pilotis pour lui conférer une impression de flottement, d’autant plus qu’il baigne dans un bassin.
A partir de 2m50 de hauteur entièrement vitrée, une paroi opaque en structure légère avec tous les éléments techniques nécessaires (étanchéité, isolation etc.) et électronique (LED) et verre agrafé viendra ceinturer le Cube en léger décalage.
Un éclairage zénithal indirect est prévu en terrasse du Cube pour apprivoiser la lumière et la guider vers les éléments d’art à exposer.
Les autres bâtiments du programme seront en structure béton armé avec poteaux, voiles, poutres et dalles pleines.
Toutes les terrasses seront plantées à l’exception de celle du Cube et de l’esplanade.
Le projet se veut comme une expérience en matière de la démarche HQE (Haute Qualité Environnementale) et d’architecture écologique. Cette vision se déploie sur différents registres :
Registre de l’intégration du projet au site :
Ce volet a été assuré par le concept de « construire en vert » car le fait de libérer le site et de créer une grande masse verte permet au bâtiment de donner, à la ville et au quartier, un espace de respiration et de promenade pour les citoyens.
Registre d’optimisation de la consommation d’énergie :
Afin d’alléger les factures d’électricité et promouvoir une autonomie énergétique du bâtiment, ce volet a été assuré par :
· La production autonome d’électricité grâce à des cellules photovoltaïques intégrées dans les panneaux pixels des façades et sur l’esplanade.
· l’utilisation de LED et de ballast intelligent qui permettent de personnaliser la consommation et d’adapter les flux en fonction des besoins.
Registre de diminution des gaz à effet de serres :
Ce volet a été assuré par le choix judicieux de la ventilation naturelle et le renouvellement naturel d’air à l’intérieur des espaces, ce qui permet d’optimiser la climatisation, de diminuer l’émission des gaz à effet de serres, la consommation d’énergie et de participer à la protection de la planète.
Par son interactivité et son dynamisme, le projet représentera un emblème de l’architecture 4D. Car au-delà des 3 dimensions (x, y, z) classique en architecture, la dimension temps et fondamentale dans l’architecture de demain. Avec le changement d’aspect d’ambiance dans le temps on a l’impression d’avoir plusieurs bâtiments dans un seul endroit. Chaque jour, chaque heure, chaque minute, on assiste à une nouvelle allure, une nouvelle ambiance et un nouveau bâtiment.

mardi, janvier 27, 2009

Résultats du concours de la maison de l’architecte à Tamesna

1er Prix : Groupement d’architectes SOULAHI Hicham & BEKKALI Fouad
2ème Prix : Architecte BIAD Bachir
3ème Prix : Architecte ZOUBDI Tarik
4ème Prix : Architecte SOUSSAN Myriam
Le projet lauréat a été présenté par ses deux auteurs à un public séduit (comme les 11 membres du Jury) par la modernité et les audaces conceptuelles et techniques de leur proposition architecturale.
Compte tenu de leur qualité remarquable, les 23 projets rendus ont été exposés au plaisir des participants pendant toute la durée du 2 ème Congrès du CNOA à Marrakech.
Le concours a été organisé par le CNOA, en étroite collaboration avec Al Omrane Tamesna, qui a gracieusement offert le terrain, de 8000 m2 environ, sur lequel sera érigé la maison de l’architecte.

LA MAISON DE L'ARCHITECTE 1er PRIX

NOTE DE PRESENTATION

Le projet « MAISON DE L’ARCHITECTE » se doit par sa volumétrie refléter un symbole qui fera l’unanimité des architectes et qui s’affirmera dans la compétitivité au niveau de la créativité, de l’innovation et de l’intelligence.
Ce bâtiment devra rendre visible la créativité que connaissent les architectes marocains. Il devra également participer à la redynamisation et à la plus-value territoriale au niveau local, national et international.
La maison de l’architecte se doit donc d’être plus qu’un projet architectural novateur. Il sera un projet sociétal qui englobera art, technologie, média, dynamique économique, pour en faire l’expression des profondes tendances sociétales de notre époque sans perdre de vue notre passé et notre culture.
L’architecture de ce bâtiment devra être simple intégrant la technologie de son époque ; elle sera le reflet d’une société dynamique, effervescente et en perpétuelle innovation.
Ce bâtiment contemporain exprimera l’identité nationale marocaine et reflétera la richesse de notre bagage culturel et de notre ouverture sur le monde à l’aube de la mondialisation.

Pour répondre à ces critères, nous avons opter de concevoir « la maison de l’architecte » sur deux niveaux.
- Un rez-de-jardin intégrant la quasi totalité du programme.
- Un rez-de-chaussée ne laissant apparaître qu’un ‘‘Cube’’ bâtiment de 11m d’arrête qui abrite le hall d’accueil et un espace exposition.

Ce Cube constitue un signal urbain dynamique et interactif, c’est un symbole de l’architecture du XXI siècle.
Grâce à sa « peau électronique », le Cube est capable de changer d’apparence en temps réel. Il peut modifier son allure architecturale, afficher des motifs graphiques abstraits ou figuratifs, manifester fortement sa présence ou bien se fondre dans le paysage urbain en se rendant presque totalement invisible.
Cette « peau électronique » est alimentée par l’énergie solaire et pilotée par les citoyens grâce au site Internet, crée pour cette occasion.
Ce Cube offrira, pour la première fois aux citoyens un sentiment de maîtrise, de dialogue et de réappropriation de l’architecture.
De ce fait, La maison de l’architecte deviendra un bâtiment «affectif » qui manifeste de l’empathie à l’égard des humeurs et des sentiments des citadins.
Les images affichées sur le Cube doivent faire l’objet d’une pré-programmation par une direction artistique qui réorientera le dynamisme par des événementiels qui donneront le ton à la ville de TAMESNA.

L’extension de l’espace exposition se situe sur une esplanade qui a une vue panoramique sur le rez-de-jardin et sur le Cube et qui permettra d’apprécier toutes les composantes du projet.
Cette esplanade que nous avons nommée « dalle imprimée », en référence à la ‘‘carte imprimée ou circuit intégré’’, sera revêtue par endroit par des pavés de verre laissant le soleil alimenter les cellules photovoltaïques.
Le cachet traditionnel est assuré par des motifs représentés sur la dalle inspirée de l’architecture andalouse et reprenant une calligraphie arabe mentionnant « DAR AL MOUHANDISSE AL MIIMARI » qui est la traduction arabe de « LA MAISON DE L’ARCHITECTE ».
L’esplanade servira aussi d’espace pour les grandes manifestations. Elle est en même temps l’extension verticale du centre de conférence puisqu’elle le couvre.
Tout autour de cette esplanade on trouve l’élément aquatique qui forme paroi autour du centre de conférence, là aussi, les lamelles des LED (Lighting Emitting Diodes) joueront un rôle thématique en art et en architecture.

Au rez-de-jardin, entre le centre de conférence situé sous l’esplanade et en retrait de 4m par rapport aux limites latérales de la parcelle, vient s’insérer le reste du programme en deux ailes, une administrative et une autre culturelle. Ces ailes sont dotées de parois entièrement vitrées mettant ainsi en exergue le végétal et l’aquatique avec une transparence totale.

L’accès principal au projet se fait par un pont enjambant un bassin où flotte le Cube et aboutissant directement vers un hall qui représentera la rotule et la plaque tournante de tout le projet.
A partir du hall, soit on prend les escaliers ou l’ascenseur pour descendre vers le rez-de-jardin où se trouve l’ensemble des espaces du programme, soit on accède directement sur la grande esplanade, lieu de rencontre, d’exposition, de spectacle etc, sinon on monte à l’espace d’exposition qui représente un musée virtuel de l’architecture, cet espace doté de la vidéo-projection pour une immersion totale des visiteurs dans un bain sensoriel exposant les différentes thématiques architecturales
Deux autres accès se font par des ponts suspendus, ayant points d’appuis sur l’esplanade et d’où on peut admirer le rez-de-jardin avec ses bassins d’eau, les jardins, les lumières qui se conjuguent avec harmonie.
A partir de l’esplanade, deux escaliers à l’air libre mènent directement au centre de conférence et au rez-de-jardin.

Le projet sera antisismique grâce à la trame régulière des poteaux ainsi que les joints de rupture entre les différents éléments du projet.
Le Cube sera soulevé sur pilotis pour lui conférer une impression de flottement, d’autant plus qu’il baigne dans un bassin.
A partir de 2m50 de hauteur entièrement vitrée, une paroi opaque en structure légère avec tous les éléments techniques nécessaires (étanchéité, isolation etc.) et électronique (LED) et verre agrafé viendra ceinturer le Cube en léger décalage.
Un éclairage zénithal indirect est prévu en terrasse du Cube pour apprivoiser la lumière et la guider vers les éléments d’art à exposer.
Les autres bâtiments du programme seront en structure béton armé avec poteaux, voiles, poutres et dalles pleines.
Toutes les terrasses seront plantées à l’exception de celle du Cube et de l’esplanade.



Le projet se veut comme une expérience en matière de la démarche HQE (Haute Qualité Environnementale) et d’architecture écologique. Cette vision se déploie sur différents registres :

Registre de l’intégration du projet au site :
Ce volet a été assuré par le concept de « construire en vert » car le fait de libérer le site et de créer une grande masse verte permet au bâtiment de donner, à la ville et au quartier, un espace de respiration et de promenade pour les citoyens.

Registre d’optimisation de la consommation d’énergie :
Afin d’alléger les factures d’électricité et promouvoir une autonomie énergétique du bâtiment, ce volet a été assuré par :
· La production autonome d’électricité grâce à des cellules photovoltaïques intégrées dans les panneaux pixels des façades et sur l’esplanade.
· l’utilisation de LED et de ballast intelligent qui permettent de personnaliser la consommation et d’adapter les flux en fonction des besoins.

Registre de diminution des gaz à effet de serres :
Ce volet a été assuré par le choix judicieux de la ventilation naturelle et le renouvellement naturel d’air à l’intérieur des espaces, ce qui permet d’optimiser la climatisation, de diminuer l’émission des gaz à effet de serres, la consommation d’énergie et de participer à la protection de la planète.

Par son interactivité et son dynamisme, le projet représentera un emblème de l’architecture 4D. Car au-delà des 3 dimensions (x, y, z) classique en architecture, la dimension temps et fondamentale dans l’architecture de demain. Avec le changement d’aspect d’ambiance dans le temps on a l’impression d’avoir plusieurs bâtiments dans un seul endroit. Chaque jour, chaque heure, chaque minute, on assiste à une nouvelle allure, une nouvelle ambiance et un nouveau bâtiment.

Group. Architectes : Soulahi Hicham et Bekkali Fouad

mercredi, octobre 22, 2008

REMERCIEMENT

Un chaleureux et sincère remerciement, aux consœurs et confrères qui ont choisi d’user de leur droit de participer aux votes pour élire les membres du Conseil National de l’Ordre des Architectes pour le mandat de 2008 - 2011.
Je tiens, tout d’abords, à remercier vivement, les consœurs et confrères qui ont voté pour moi, pour la confiance qu’ils portent pour cet humble architecte qui espère être à la hauteur de ce crédit. Je suis très content de constater l’accroissement du nombre de votants qui ont coché mon nom. Les suffrages, qui m’étaient favorables, ont pratiquement doublé entre les élections de 2005 et celles de 2008, pour un nombre d’électeurs stagnant. Ce résultat reflète l’amélioration de ma cote auprès de mes confrères durant le mandat 2005-2008. C’est un fait qui m’honore.
Je remercie aussi tous les consœurs et les confrères qui ont choisi d’élire d’autres candidats. Je les remercie sincèrement pour m’avoir épargné la pesante responsabilité de s’occuper, pour une autre période, de la gestion des dossiers de ce noble métier qui encourt, en ces temps de la mondialisation, des défis énormes.
Je tiens à signaler que j’ai confiance en l’ensemble des nouveaux élus pour lesquels j’ai beaucoup d’estime. Je leur souhaite bon courage et je leur demande d’assumer pleinement leurs missions et de se rappeler, à chaque moment, leurs responsabilités devant les architectes d’aujourd’hui et de demain, et devant l’histoire et le devenir de l’architecture du pays.

Hassan Siraj